dimanche 29 mai 2016

La fin des maternelles

L'émission "Les maternelles", c'est fini ! Pendant 15 ans, cette émission était le rendez-vous des mères de famille et des mères en devenir. Ma femme adorait la regarder, en direct quand elle ne travaillait pas, ou en différé en l'enregistrant chaque jour.

A voir le message de fin (sur Facebook) - cliquer sur l'image

Les Maternelles, C'était l'exemple type de l'émission de qualité, sans le côté voyeurisme qui cherche le pathétique pour vendre la soupe. Pour être allé sur le plateau participer à l'une des émissions (cliquer ici), je peux aussi dire que c'est aussi une équipe extra, autant dans l'équipe de journaliste que sur le plateau.

Mention spéciale pour Cédric Deville, l'un des journalistes de l'émission, avec lequel j'ai échangé en préparation de l'émission dans laquelle j'étais intervenu, puis après, pour relayer des messages dans ma page FaceBook PMA. J'avais apprécié son humanité, son empathie et son professionnalisme.

Autre mention mention spéciale pour Pauline Merle (@Paulinej'ai vu dans la séquence d'au revoir que vous aviez un bébé, félicitations) et ses collègues cameraman qui étaient venus à la maison pour un tournage, en vue d'une interview intégrée dans une émission. Nous avions passé avec eux un excellent moment.


Et puis, sachez-le, les animatrices étaient aussi sympas devant la caméra que derrière. Magnifique accueil, véritable empathie : de belles personnes. J'étais reparti après l'émission ravi de découvrir que le monde de la télé n'était pas forcément superficiel. Je peux vous dire que ce n'est pas le cas sur toutes les émissions de télé. Parfois, l'animatrice Star vous fait de grands sourires quand la caméra tourne, puis vous ignore superbement dès qu'elle s'arrête.

C'est d'autant une tristesse pour mon épouse et moi, que les maternelles sont liées à notre parcours pour avoir nos enfants. Deux jours après avoir appris ma stérilité, les Maternelles faisaient une émission sur le sujet. Sur le plateau, trois "Père malgré tout", devenus papa malgré leur stérilité. Ils m'avaient redonné espoir à un moment où je n'allais pas bien du tout.

L'émission va changer de formule à priori. Elle est victime du grand ménage dans le groupe France Télévision. Je me demande bien comment cette émission va se transformer. Peut-être Cyril Hanouna sera-t-il appelé pour apporter plus d'audience à l'émission, avec des jeux débiles ou de la méchanceté gratuite : la formule gagnante de la télé d'aujourd'hui.

Mais une chose est sûre, les Maternelles, telle que l'émission existait jusque là nous manquera à toutes et à tous. Merci à toute l'équipe pour tout ce travail et cette bonne humeur et bonne route dans la suite de votre carrière.

vendredi 22 avril 2016

Le sondage de la page PMA

En avril 2016, à l'occasion des plus de 1000 membres de la page PMA que j'anime en parallèle de ce blog (cliquer ici), j'ai lancé un sondage pour mieux connaître les membres de la page.

Vous avez été 220 à accepter d'y répondre, ce qui est déjà pas mal. Merci à toutes celles et ceux qui ont accepté d'y participer.

Pour accéder aux résultats du sondage, cliquez ici !




dimanche 20 mars 2016

1000 membres, 1000 mercis !

C’est le 25 août 2011, il y a maintenant 4 ans et 7 mois, que j’ai créé la page Facebook PMA. Initialement, c'était pour accompagner la publication de mon livre « Père malgré tout », qui raconte notre parcours PMA de 2006 à 2009 et qui avait abouti à la naissance de notre fils Stanislas.

Cette page devait me servir de « service après vente » du livre. Je voulais y publier des informations sur la PMA, répondre aux questions, partager des souvenirs ou relayer les billets que je poste dans le blog « Père malgré tout » que vous lisez à cet instant précis.

Progressivement, les membres sont venus s’inscrire. Tout d’abord 100, puis de 200 membres… Bientôt 500, 600, et j’en étais le premier étonné…

Aujourd’hui, la page Facebook compte plus de 1000 membres, et je vous en remercie chaleureusement. C'est une récompense pour le temps consacré, et pour les efforts à répondre en privée aux questions que vous me posez en parallèle de la page.


Vous êtes plus de 1000 à aimer cette page, mais je ne vous connais pas. J'ai pensé que c’est le bon moment pour mieux nous connaître. Si vous le souhaitez, vous pouvez répondre à ma petite enquête destinée à mieux savoir qui suit cette page PMA. Rassurez-vous, aucune identité ne vous sera demandée, et les questions sont simples.  J’analyserai les réponses et vous ferai un retour sur les réponses obtenues le 10 avril prochain.

Pour répondre à mon enquête, cliquez sur le bouton ci-dessous

Et puis, pour marquer le coup, je voulais faire un cadeau. J’ai donc eu une idée : je propose d’offrir un exemplaire de notre livre « Père malgré tout », à cinq personnes parmi celles qui souhaitent participer au tirage au sort.

Pour cela, comme je ne voulais pas demander d'adresse email pour répondre à l'enquête et garantir ainsi un parfait anonymat, il suffit de cliquer sur le bouton ci-dessous, et indiquer votre adresse email (votre adresse ne sera communiqué à personne, ni ne sera utilisé à quoi que ce soit, seulement à vous indiquer en retour si vous avez gagné, ou non). Tirage au sort par mes enfants le 10 avril !

http://www.123contactform.com/form-1875329/Tirage-Au-Sort

Merci pour votre intérêt pour la page Facebook PMA, et merci d'avance pour votre participation à l'enquête ! Rendez-vous au 10 avril pour les résultats de l'enquête et le tirage au sort !

mercredi 24 février 2016

Un groupe de parole et de soutien "paroles fécondes"

La vie réserve parfois des surprises. Je suis informaticien de formation et de profession. Pendant près de 10 ans j'ai cotoyé une collègue, elle aussi informaticienne, chef de projets, sans me douter une seconde qu'elle avait vécu elle aussi une aventure en PMA.

Nous avons tous les deux quitté notre entreprise commune (Bouygues Telecom) pour de nouvelles aventures, Céline en 2012, et moi en 2014. Nous nous sommes retrouvés un jour par hasard, pour un déjeuner, et nous nous sommes raconté nos parcours. J'ai ainsi découvert qu'elle avait vécu un parcours PMA difficile, et elle a découvert que de mon côté, j'en avais écrit un livre. J'ai aussi découvert que Céline avait fait une reconversion professionnelle, qu'elle avait quitté l'univers froid de l'informatique et qu'elle se consacrait désormais à l'aide aux couples qui affrontaient un parcours en PMA.

Je peux rarement être sûr de mon fait quand je parle d'une personne qui exerce ce métier, sauf cette fois ci, parce que je connais Céline et que je connais ses valeurs et son sérieux.

Céline a accepté de répondre à quelques questions pour présenter sa démarche. Si mon billet peut aider les couples à la trouver pour avoir de l'aide dans leur parcours, tant mieux !


Céline, peux-tu te présenter en quelques mots ?

La question est simple dans sa formulation, les réponses le seront, tout en n’évoquant à la fois qu’une de mes facettes, et sans en faire le tour ! Je suis une femme qui crée sa vie, au fil des jours et de ses expériences.

J’ai 46 ans. J’aime et je suis aimée. J’ai une profonde gratitude envers la Nature, source d’inspiration, de beauté et de soutien inépuisable. Je suis animée par l’envie de découvrir et partager le meilleur de chacun de nous, et le désir de soutenir l’élan vital de liberté qui fait notre singularité profonde.

Peux-tu nous parler de ton initiative ?

J’ai créé un groupe de soutien et partage, baptisé « Paroles fécondes » destiné à accueillir les femmes et les hommes confrontés aux troubles de la fertilité et les couples qui ont recours à une assistance médicale à la procréation, ou qui envisagent cette voie pour donner corps à leur projet parental.

Bien sûr la médecine et ses progrès sont essentiels, une chance pour de nombreux couples qui peuvent désormais voir récompensées leurs plus chères espérances. Et la médecine n’explique pas tout non plus, elle a des limites. Les troubles de la fertilité, qu’ils soient expliqués ou qu’ils échappent encore aux connaissances de la science, nous confrontent à la perte du contrôle, et parfois à la perte du sens de notre présence au monde.

Mon intention est de proposer un espace d’accueil où chacun puisse s’exprimer librement, sans peur d’être jugé et avec la sécurité qu’assure la confidentialité du cadre thérapeutique. Le groupe est un point d’appui, un contenant bienveillant où déposer nos doutes et nos blessures, tout comme le creuset de nos ressources. Libérer la parole est essentiel, dans cette épreuve à laquelle aucun de nous n’a été préparé. Mon expérience d’être humain est holistique : le corps et l’esprit sont reliés. Mettre des mots sur nos maux, contribue à mettre à distance nos tensions et nos peurs, parfois nos troubles.

Certes, cette situation (l’infertilité), et cette démarche (la PMA) sont vécues de façon singulière par chacun des couples, et chacun des membres d’un couple, qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel. Mais elles touchent à des problématiques communes, celles de l’intime, et existentielles : la responsabilité, le sens, l’imperfection, la solitude…Un des écueils de ce à quoi elle nous confronte est précisément le risque d’isolement, parce que « cela ne regarde pas ma famille », « les autres ne peuvent pas comprendre », « c’est trop injuste », « ça me met dans la honte de vivre ça »…

Mon intention est d’accompagner celles et ceux qui désirent trouver du soutien, par ma présence et au contact des autres membres du groupe, par le partage des vécus de chacun, pour aborder en conscience cette étape de leur vie et cultiver l’espérance d’un avenir respectueux de leur nature profonde. Elle est aussi d’aider chacun à donner du sens à ce qui peut être vécu comme une injustice.

Quelles sont les raisons qui t'ont conduites à cette démarche ?

J’ai moi-même été confrontée à cette situation au début des années 2000. J’ai le souvenir de l’isolement que j’ai ressenti alors, y compris au sein de mon couple, chacun faisant face à cette épreuve comme il le pouvait et cherchant à protéger l’autre de ses propres peurs. Au début de notre parcours, l’établissement hospitalier dans lequel j’étais alors suivie m’a proposée de rencontrer une psychologue, ce que j’ai accepté. Cependant, le contact n’est pas passé avec cette personne, je ne me suis pas sentie soutenue, et j’ai décidé d’arrêter, sans imaginer que quelqu’un d’autre pourrait me venir en aide. J’étais tellement prisonnière de ma souffrance que j’étais dépourvue d’initiative et aveugle à d’autres voies de secours.

C’est une main que je tends aujourd’hui à celles et ceux qui ressentiraient le besoin de soutien et de partage, au travers du groupe « Paroles Fécondes ». C’est une alternative, complémentaire à d’autres formes d’accompagnements, y compris « virtuels » au travers des forums internet existants sur ce thème.

Cette épreuve et la façon dont je l’ai traversée ont influencé mes choix de vie depuis. J’ai en effet décidé de changer d’activité professionnelle, quittant fin 2012 l’entreprise dans laquelle j’exerçais depuis une quinzaine d’année comme responsable de projets informatiques. J’ai désiré me consacrer pleinement à l’humain, même si mon quotidien n’en était pas exclu, de par ma fonction et la présence de mes collègues. J’ai ainsi décidé de me reconvertir à la psychothérapie afin d’accompagner ceux qui le souhaitent vers davantage d’autonomie, de conscience et de créativité, et  les aider à s’épanouir dans leur vie.

Forte de mon expérience personnelle et de mes formations, je peux désormais proposer ce groupe de parole, dans un cadre sécurisant et bienveillant. L’hôpital privé de Parly 2, au Chesnay, a déjà fait bon  accueil à ma démarche et soutient ma proposition en la communiquant auprès de ses patients.



Et aujourd'hui, quelles sont tes activité professionnelles ?

Je suis Gestalt-praticienne et Somatothérapeute. Gestalt signifie « prendre forme, émerger ». Psychothérapie humaniste et existentielle, la Gestalt-thérapie favorise la présence à soi-même et le contact avec les autres. C’est une thérapie qui s’appuie sur le lien à soi et à son environnement.

La somatothérapie est une thérapie à médiation corporelle utilisant une approche globale de la personne. Ce terme recouvre diverses méthodes et pratiques. Pour ma part, je me suis formée au Sensitive Gestalt Massage®. Les mouvements de cette méthode sont précis, doux et profonds, structurés et unifiants.  Cette approche augmente la conscience du corps par les perceptions, permet de relâcher tensions et stress, développe la respiration et harmonise la circulation énergétique dans le corps.

J’exerce mes activités, la psychothérapie et l’accompagnement psychocorporel, à Vaucresson et à Paris. Je reçois en séances  individuelles et je propose également un groupe de thérapie en soirée à Paris. Par ailleurs, j’interviens auprès des salariés de différentes entreprises, en accompagnement psychologique, via des groupes de paroles et des consultations individuelles.

En pratique, comment s’inscrire au groupe  « Paroles fécondes » ?

Le groupe Paroles fécondes se réunit 2 fois par mois, en soirée, les 2e et 4e jeudis de chaque mois, à Garches. Il est possible de venir ponctuellement, ou régulièrement, ce à quoi je vous encourage, pour en retirer davantage de bienfaits, en vous donnant la possibilité de tisser des liens.
Pour me contacter : par téléphone au 07.64.07.85.49
Ou par mail : conciencescreatives@gmail.com
Participation : 10 €/personne


mercredi 14 octobre 2015

Le Parrain de notre fils

Dans mon livre "père malgré tout" je raconte en détail ce moment très particulier de notre vie où nos projets de vie familiale se sont vaporisés en moins de temps qu'il n'en faut pour lire le résultat d'un spermogramme.

Sans un médecin pour nous accompagner et amortir le choc, ces quelques mots écrits en majuscule "ABSENCE TOTALE" en face du nombre de spermatozoïdes trouvés, ont fait l'effet d'une bombe qui a pulvérisé nos espoirs d'être parents.

A ce moment précis, sans accompagnement médical pour donner les premières pistes d'espoir, vous êtes comme jetés dans une eau profonde sans savoir nager, les pieds lestés par le désespoir. Aucune  bouée pour vous tenir la tête hors de l'eau. Sans un accompagnement médical à l'annonce d'une stérilité (ce qui est  obligatoire pour l'annonce d'une séropositivité par exemple), vous sombrez corps et âme.

Nous n'avons jamais autant pleuré que ce jour là. Les résultats du spermogramme semblaient sans appel : c'était foutu. Le lendemain, notre médecin traitant nous parlait déjà d'adoption, sans trop en savoir plus sur le sujet visiblement.

Et puis, mon épouse a repensé à son cousin, pharmacien biologiste, qui nous avait parlé quelques années auparavant de son expérience professionnelle dans le monde de la PMA dans le cadre de son internat. Une expérience qui l'avait marqué, par la détresse des couples qui y étaient confrontés. Nous avons décidé de l'appeler même si le geste était difficile pour nous, car à ce moment là nous ne voulions / pouvions en parler à personne.

Et de cet appel est né l'espoir. Enfin, nous avions un avis médical. Enfin nous avions des raisons d'espérer. Sa colère face à l'absence de médecin pour accompagner la nouvelle nous avait fait du bien. Son agacement face à un résultat qui aurait nécessité quels bémols et des analyses plus poussées avant de conclure nous avait rassuré.

En l'espace d'une heure, ce cousin nous avait dressé un plan de bataille sur un ton martial et engagé. Il nous avait énuméré les prochaines étapes, toutes les solutions possibles, toutes les portes qui restaient encore grande ouvertes devant nous mais que personne ne nous avait encore montrées.

Le ton de sa voix était parfait : aucun apitoiement mais seulement des faits et un plan d'action à suivre. Au fur et à mesure qu'il nous parlait nous recommencions à sourire et à reprendre confiance. Une renaissance.

Ce cousin nous a servi de coach personnel pendant toute la durée de la PMA. A chaque rendez vous au centre, à chaque résultat d'analyse, il nous décryptait le langage médical. Il nous prodiguait ses conseils et nous donnait ses consignes pour la suite. Il a toujours été disponible pour nous écouter et nous répondre, la journée ou tard le soir. Il a nous aidé à tenir et à y croire.

C'est en me revoyant parler de lui sur le plateau de France 2 que je me rends compte que je n'avais jamais vraiment expliqué dans ce blog  le rôle qu'il a joué dans notre parcours. Sûrement n'a-t-il jamais eu conscience lui même de l'incroyable importance qu'il a eu sur notre vie et qu'il le découvrira à la lecture de ce billet.

Ce cousin s'appelle Jean Philippe ROBERT. Il est médecin biologiste ; il exerce à DAX. Il est le parrain de notre fils, tout naturellement : c'est ce que nous avons décidé avec mon épouse ce fameux soir de notre tout premier échange téléphonique avec lui, dans l'hypothèse où nous pourrions être parents.

A vous toutes et tous qui errez dans le labyrinthe de la PMA nous sous souhaitons de trouver votre Jean Philippe à vous, qui saura vous guider jusqu'à ce que votre rêve de devenir "parents malgré tout" devienne réalité.

Jean Philippe avec son filleul, encore tout jeune, en 2010

lundi 5 octobre 2015

"Toute une histoire" sur France 2

Lorsque les journalistes de l'émission "Toute une histoire" de France 2 m'ont contacté pour participer à une émission sur le sujet de la stérilité masculine, je n'ai pas hésité très longtemps.

L'annonce de ma stérilité, en 2006, a été la plus grande claque de ma vie, sans aucun accompagnement médical. Le problème n'était pas tant la remise en cause d'une quelconque "puissance sexuelle", que l'idée que nos projets de vie familiale puissent en être bouleversés.

Depuis, j'ai toujours essayé de faire mon maximum pour que cette annonce soit mieux accompagnée. La publication d'un livre que j'ai appelé "Père Malgré tout" (cliquer ici) avait en partie pour but de dénoncer ce genre d'annonce sans aucune précaution, qui peut bouleverser des vies.

Je voulais également casser un tabou autour de cette stérilité masculine vécue pour beaucoup comme une honte. La bêtise ou tout simplement la méconnaissance sur ce sujet a la vie dure : c'était l'occasion pour moi d'évoquer l'amalgame entre impuissance et stérilité masculine.

Je n'y vois personnellement aucune honte particulière, mais plutôt aujourd'hui une immense fierté d'être Père malgré tout ça, grâce à mon épouse qui a relevé le défi.

Ces épouses qui se sacrifient pour surmonter nos propres insuffisances... J'ai voulu également expliquer que c'étaient elles qui  subissaient les traitements de plein fouet, alors que la déficience vient de leurs maris. J'ai essayé du mieux que j'ai pu de rendre hommage à ma propre épouse Agnès qui a du affronter tout le parcours PMA sans jamais rien me reprocher. Un soutien réciproque qui nous a soudé.



vendredi 2 octobre 2015

800 fois merci

La page Facebook que j'anime pour vous informer sur l'actualité de la PMA a dépassé dernièrement les 800 membres ! Un grand merci à vous toutes et tous de suivre cette page. C'est beaucoup de travail, de recherche, et de publication, mais votre soutien me montre que c'est utile !!

A bientôt sur la page Facebook : cliquez ici, puis cliquez sur "j'aime" !


mardi 1 septembre 2015

La PMA en musique

Depuis que cette page Facebook existe, j'ai pu échanger avec beaucoup d'entre vous. Mais à 95% du temps, les personnes qui me contactent sont des femmes. Rares sont les hommes qui s'expriment sur la question de l'infertilité en générale, et encore moins de la leur en particulier.

Depuis la création de la page et de la publication de mon livre, seuls deux hommes m'ont contacté, dont Etienne Vasselin.

Etienne a un parcours très semblable au mien. Comme moi, le problème de fertilité de son couple vient de lui. Comme moi, il a une reconnaissance infinie pour les efforts de son épouse pour créer une famille. Et comme moi, il a tenu à raconter son histoire. Sauf qu'il n'a pas écrit de livre, mais qu'il a écrit une chanson. Petite interview de l'auteur.

D'où te vient ce besoin d'écrire une chanson ? Quand arrivent des choses aussi inattendues et lourdes, chacun a besoin de s’exprimer, s’extérioriser. Même si je ne suis pas un musicien pro, mon mode d’expression à moi, ce sont les chansons.

Qu'est ce que tu voulais raconter au travers de cette chanson ? Dans les reportages, on présente souvent la PMA en mode très résumé. Les couples découvrent leur problème, rencontrent des spécialistes. Des protocoles sont lancés, on en voit quelques étapes clés comme la ponction ou l’implantation, mais souvent on ne sait pas les détails, certainement pas suffisamment télévisuels. Je voulais parler de ça : des aiguilles, des rendez-vous, du stress, des hormones, du palluchage en salle de prélèvement (et bah oui, on va pas dire en salle de branlage…). Ca peut paraître cru, glauque, mais c’est aussi ça la réalité des parcours PMA.

Quel rôle tient ton épouse dans cette démarche ? On ne se rend pas bien compte, mais surtout dans une situation d’infertilité masculine, le rôle de la femme est primordial. Pour aller au bout du projet d’enfant, elle doit subir des choses difficiles, pénibles et dangereuses, alors qu’elle n’a pas de souci. A peu près personne n’imagine cette culpabilité que je peux ressentir : c’est moi qui suit malade et c’est elle qui se soigne… elle n’est pas obligée, elle aurait pu aller voir ailleurs et créer, beaucoup plus facilement, une famille ; avec un autre que moi.

Quel objectif avais-tu avec cette chanson ? Je voulais une chanson qui puisse faire écho à tant d’hommes et de femmes en souffrance. A défaut de les apaiser, créer une sorte d’unité autour de la PMA, à l’aide de ta page et de tes actions notamment. Je voulais une chanson qui reflète la situation : douce et sereine d’une part pour être capable de faire face à la situation au sein du couple ; dure et violente (pont de la chanson PMA) d’autre part pour expliquer à quel point cette annonce et cet état de fait sont déstabilisants, violents, féroces. Et a titre plus personnel, l’envie de faire connaître mon travail d’auteur-compositeur pour d’autres artistes interprètes.

Le site d'Etienne VASSELIN : http://www.etienneprod.com/

lundi 3 août 2015

Réussir la PMA et sa vie professionnelle

Il y a plus de deux ans, une jeune femme m'avait contacté après la lecture de notre livre "Père Malgré tout". Nous avions évoqué ensemble la difficulté de concilier PMA et vie professionnel. Cet échange m'avait inspiré un article, qui retraçait les difficultés que ma propre épouse avait connu dans son propre parcours. Lire l'article : évolution professionnelle et PMA.

Cette personne vient de me contacter à nouveau il y a quelques jours pour me faire part de son évolution professionnelle ainsi que (et surtout) de la réussite de ses tentatives PMA. La voici désormais l'heureuse maman d'un petite garçon.

Avec son autorisation, je retranscrit ici son dernier message. Son intention, en me l'écrivant, était bien que je le diffuse, pour donner de l'espoir à toutes celles et ceux qui doutent que leurs efforts puissent un jour déboucher sur un succès. Je l'en remercie.


Il y a deux ans de cela je vous avais contacté après avoir lu votre livre.  Je vous avais notamment fait part des difficultés pour les femmes en parcours pma de conjuguer protocole et ambition professionnelle.  Je viens vous tenir au courant des derniers événements me concernant.  

Apres l'échec de ma FIV 3 bis en mai 2013, j'ai pris la décision de le faire opérer de mon endométriose qui rendait toute grossesse impossible. Parallèlement, j ai décidé que la PMA ne guiderait plus ma vie. Après avoir été opérée en avril 2014, j ai raccroché ma robe d'avocat pour devenir consultante juridique pour une administration.

A l'automne 2014 j'ai fait une nouvelle tentative FIV. La 4eme. Depuis mercredi 29 juillet je suis l'heureuse maman d'un petit Baptiste. 

Certains diront que c'est grâce au changement de vie pro que la PMA a marché. Pour moi c'est avant tout grâce à l'opération et à tout ce que mon mari et moi avons fait pour être plus serein sur cette tentative de la dernière chance et à nos prieres sans doute.

Bref tout ca pour dire que ambitions professionnelles et pma ne sont pas nécessairement incompatibles et qu'il faut croire au projet de parentalite pma jusqu'au bout. 


http://peremalgretout.blogspot.fr/2013/06/evolution-professionnelle-et-pma.html

mardi 21 juillet 2015

Quand le rêve devient réalité

Elio, par sa maman
Depuis le 25 juin mon épouse et moi suivons les aventures d'une nouvelle jeune maman qui vit toute éveillée le rêve d'une vie (cliquer ici pour voir la page Facebook "Notre bataille contre l'infertilité - tout un programme).

Après plus de 10 ans de PMA, avec tous les hauts et les bas que seuls ceux qui vivent ce parcours connaissent, et après avoir fait finalement le choix de l'adoption, un petit Elio est tombé du ciel directement dans ses bras en seulement quelques jours, prouvant au passage aux incrédules l'existence de la cigogne et du Père Noël par la même occasion.

Mon épouse et moi, mais aussi très exactement 668 autres personnes à l'heure où j'écris ces lignes, absolument attendris (comment l'être moins) suivons au jour le jour les aventures de cette jeune femme devenue subitement maman comme par un coup de baguette magique d'une bonne fée.

Sous nos yeux ébahis, telle la chrysalide devenant papillon, la patiente PMA qu'elle était devient de plus en plus maman. Elle utilise les mots d'une maman, s'attendrit devant son petit comme toute maman, s'inquiète de son enfant comme une maman. La frontière entre le rêve et la réalité lui semble encore tenue mais chaque réveil est forcément magique quand la réalité est plus belle que le plus beau des rêves.

A la maison, nous parlons souvent d'Elio et de sa maman (désolé papa, on ne parle pas trop de toi, c'est pas juste). On parle des photos (superbes, pudiques, belles, comme celle que je me suis permis d'utiliser ici), on se raconte les derniers posts de la maman.  On est aussi content pour eux que nous l'avons été pour nous. Enfin, presque, faut pas exagérer non plus (;->).

La maman d'Elio bascule maintenant dans la vraie vie, avec un vrai bébé dans les bras et non plus ce fantôme d'un enfant jamais né. Un formidable message d'espoir pour toutes celles et ceux qui attendent et qui, eux non plus, ne perdent jamais espoir.

Comme nous, dans quelques mois, elle viendra s'assoir face à son enfant en plein jeu, simplement pour le regarder, pour l'admirer, pour le bouffer des yeux en se disant : "bon sang il est vraiment là, et nom de dieu, qu'il est beau ce gosse !".  Car c'est ainsi : tous les parents pensent que leurs propres enfants sont les plus beaux du monde, et bien sûr, tous se trompent, car les plus beaux, ce sont les miens.

Nous ne sommes pas battus 10 ans comme cette maman pour avoir nos enfants mais il ne se passe pas une journée sans que je ne me dise qu'on a un bol monstrueux d'avoir réussi à devenir parents. Et tous les jours, j'ai une pensée pour ceux qui continuent à se battre. Je suis triste quand j'entends la détresse de certaines d'entre vous et je suis fou de joie quand j'apprends de bonnes nouvelles, comme celle de l'arrivée d'Elio. Ce n'est pas un hasard si j'anime cette page depuis le 25 août 2011.

Mais lorsque mes enfants font des caprices, qu'ils piquent des colères, qu'ils désobéissent, je dois malgré tout me transformer en papa colère pour poser les limites, de ma plus grosse voix. J'essaie tout de même d'avoir le flemme de Papa Ours (le papa de petit ours brun). Maman Ours (je veux parler de mon épouse), dit que ce n'est pas toujours une réussite. Il faut dire que ce mec est vraiment trop fort, ou alors il prend des substances.

Car la maman d'Elio va découvrir dans quelques années que les enfants attendus si longtemps ne sont pas toujours sages. Incroyable ! Quels ingrats (;->)! Malgré les préjugés sur les parents PMA (qui sont forcément laxistes, c'est bien connu : cliquer ici), il faudra parfois gronder. Et je me dis (peut être à tord) que ça nous demande certainement plus d'efforts à nous qu'à d'autres parents.

Bref, cher Elio, je voudrais terminer ma petit bafouille en te souhaitant la bienvenue dans le club des enfants heureux. Prends bien soin de ta maman, elle est encore toute chose en ce moment. Remercie la d'écrire aussi bien l'histoire de ta petite vie. Et j'espère que plus tard, ce sera toi qui en écrira les plus belles pages.